Comprendre les étiquettes nutritionnelles
Savez-vous lire l’information sur les étiquettes de produits alimentaires?
Selon l’Ordre professionnel des diététistes du Québec qui s’est exprimée sur la question lors de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire du Québec, en 2008, il semblerait que la majorité de la population n’est pas en mesure d’utiliser convenablement toute l’information qui figure sur les étiquettes et emballages.
Il s’agit d’une situation inquiétante car si vous ne savez pas ce que signifie « gomme de xanthane alginée de polysorbate glycosique », êtes-vous en proie de devenir un consommateur incapable de sélectionner ses achats en fonction de ses réelles attentes, de ses besoins et surtout, de ses valeurs?
Les Québécois deviennent de plus en plus impatients à propos de l’inaction des gouvernements face à la montée de la complexité des étiquettes nutritionnelles qui, en plus de livrer une information à peine utilisable par le commun des mortels ajoute l’insulte à l’injure en refusant de qualifier les aliments selon qu’ils contiennent, ou non, des organismes génétiquement modifiés (OGM).
Sommes-nous, collectivement, en train de consommer des produits dont nous ne comprenons pas la composition? C’est fort possible et notre santé —ainsi que celle de nos proches— pourrait être en danger.
Après tout, s’il est impossible de comprendre une étiquette nutritionnelle parce qu’elle est largement incompréhensible, est-ce qu’il ne faudrait pas apporter des correctifs pour régulariser la situation?
S’il vous arrive de ne pas comprendre une étiquette, posez des question au marchand qui les vend et si ça ne donne pas les résultats escomptés, demandez le numéro de téléphone du fabricant. Advenant que vous n’obteniez pas de réponse qui vaille, là non-plus, faites vos propres recherches et partagez le fruit de celles-ci avec les autres consommateurs, notamment via des blogues et des forums.
Ensemble, nous finissons pas tout savoir mais encore faut-il avoir le réflexe de partager nos trouvailles!
Comment choisir son huile d’olive
Ceux qui savent cuisiner savent déjà quel point il est important de bien choisir son huile d’olive.
Pourquoi?
Parce que toutes les huiles d’olive ne se ressemblent pas.
Par exemple, de nombreux magasins n’ont pas un roulement très rapide de leur huile d’olive ce qui les rapproche trop de leur date de péremption. À ce stade l’huile d’olive perd de son goût mais aussi de ses propriétés antioxydantes.
Pire encore, certaines compagnies diluent frauduleusement leur huile d’olive avec de l’huile de tournesol ou de fève de soya — sans toutefois diminuer le prix en conséquence.
Ainsi, tout consommateur d’huile d’olive doit demeurer vigilant et suivre ces conseils:
- Choisissez les marques des petits producteurs puisque ces derniers produisent presque toujours de l’huile d’olive de meilleur qualité que les grandes marques qui misent trop souvent sur le volume au détriment de la qualité.
- Gardez votre huile d’olive au froid et à la noirceur et d’ailleurs, recherchez des marques qui vendent leur huile d’olive dans des bouteilles sombres.
- Lisez l’étiquette attentivement à savoir qu’un produit « Importé d’Italie » n’a pas nécessairement été « Fait en Italie ». Prudence!
- L’huile « Extra vierge » n’est pas nécessairement la meilleure car pour afficher cette mention sur l’étiquette, l’huile d’olive doit présenter une acidité de 0,8% ou moins mais ce n’est vraiment difficile à atteindre. Pour une huile de très bonne qualité, recherchez plutôt une huile présentant une acidité de 0,5% ou moins.
Ne vous gênez pas pour utiliser votre huile d’olive dans vos mets préparés dans un wok mais réservez votre huile d’olive de très haute qualité pour des vinaigrettes ou des trempettes pour le pain.
Les livres de recette d’inspiration italienne vous donneront de nombreuses idées pour faire un bon usage de votre précieuse huile d’olive.


