Des milliers de substances toxiques… dans votre maison!
Chaque jour, sans même s’en douter, les Québécois se font empoisonner, petit à petit, par les objets faisant partie de leur quotidien et ce, à l’intérieur même de leur domicile!
Qui penserait que la poêle utilisée pour faire frire les œufs, le canapé ou le lit où ils passent beaucoup de temps, dans l’eau embouteillée ou les produits de beauté qu’ils utilisent se trouvent des substances chimiques non règlementées qui s’accumulent et altèrent leur santé?
Les Québécois ne se doutent vraiment pas des dangers qu’ils courent à utiliser des produits pourtant vendus dans les pharmacies, les épiceries ainsi que les quincailleries, des fournisseurs en qui les consommateurs placent aveuglément leur santé… et leur vie.
Récemment, la découverte de bisphénol A dans les biberons pour bébé a causé une onde de choc dans la population -et- couplé au fait qu’on venait de se faire confirmer que les jouets fabriqués en Chine contenaient du plomb (un produit nocif pour les enfants), la confiance des consommateurs a été ébranlée.
Si vous faites partie de ceux qui veulent combattre la toxicité qui nous envahit,le livre de Marc Geet Éthier nommé Zéro Toxique devrait vous intéresser. Voici d’ailleurs quelques extraits fort instructifs:
- Les vapeurs qui se dégagent du téflon chauffé sont fatales pour les oiseaux et nocives pour les humains;
- Le revêtement intérieur des sachets de maïs soufflé pour micro-ondes contient du PCF (composés polyfluorés) pour éviter que le gras le traverse ce qui fait que le sachet transmet beaucoup d’antiadhésif à l’aliment;
- La majorité des produits pour la peau contiennent des nanoparticules et il faut savoir que l’innocuité de ces produits n’a jamais été établie;
- Les phtalates, contenus dans les produits de beauté et de soins corporels, sont reliés à la féminisation des bébés masculins;
- Les matelas et les canapés contiennent souvent des retardateurs de flammes polybromés qui causent des dommages cérébraux permanents aux animaux;
- Certaines bouteilles d’eau en plastique (numéros 3 et 7, sous la bouteille) sont en polyucarbonate et laisseraient s’écouler dans l’eau du bisphénol A (BPA), une substance qui comporte plusieurs risques pour la santé;
- Les protections pour tissus et tapis peuvent causer le cancer et entraîner des dérèglements hormonaux;
- Le bois vernis ACC a été commercialisé pendant plus de 20 ans avant que la recherche ne démontre qu’il laissait suinter de l’arsenic — il est désormais interdit;
- Les aliments les plus contaminés par les pesticides sont la pêche, la pomme, le poivron et le céleri (d’où l’importance d’acheter « bio » et de bien laver ses aliments avant de les consommer);
- Certaines charcutries contiennent des nitrites pour en conserver la couleur rosée, ce qui accroît le risque de cancer.
Les intoxications dont il est question, dans notre quotidien, ne nous mènent pas toutes à l’urgence -mais- il s’agit d’empoisonnements pernicieux, insidieux et cumulatifs qui finit par nous nuire, d’où l’importance de tenter de s’en protéger.
Sans grande surprise, les enfants sont les cibles les plus vulnérables face au tsunami de poisons qui entrent dans nos maisons via les produits de consommation. On serait en droit de s’attendre que les organismes de règlementation ainsi que les agences de protection des consommateurs soient plus pro-actifs à nous défendre mais dans les faits, ces tiers semblent dépassés.
Parmi les actions concrètes à entreprendre dès maintenant, (1) assurer une bonne circulation d’air frais dans la maison, (2) ranger les produits les plus toxiques dans un endroit aussi hermétique que possible (pour mieux isoler les émanations continuelles) et (3) cesser de se faire empoisonner par les OGM en achetant autant de produits « bio » que possible (idéalement produits dans une ferme des environs).
Respirez mieux dans votre demeure
Saviez-vous que les niveaux de polluants de l’air intérieur de votre demeure peuvent être de deux (2) à cent (100) fois plus élevés qu’à l’extérieur (selon l’EPA)?
Cette situation est évidemment exacerbée par nos hivers rigoureux où il n’y a pas beaucoup d’occasions d’ouvrir les fenêtre pour faire aérer la maison.
L’inquiétante pollution dans nos maisons provient habituellement des composés organiques volatils (COVs, pour les habitués) qui s’évaporent, insidieusement, des produits de nettoyage, de soins personnels et de décoration.
Dans une demeure où l’aération est insuffisante, les COVs sont à blâmer, entre autres choses, pour de multiples problèmes de la peau, des yeux et du système respiratoire. Il va sans dire que les COVs nuisent aussi à l’environnement, en général.
Prenez l’exemple de la ménagère impatiente de changer l’odeur de sa maison et qui se promène de pièce en pièce avec son « poush-poush ». Et bien, cette ménagère pourtant bien intentionnée contribue à libérer des COVs toxiques, d’un bout à l’autre de la maison. Il aurait été plus avisé d’ouvrir une fenêtre mais ça, les publicitaires qui vendent les « poush-poush » n’en parleront jamais — même s’ils savent que leurs produits sont malsains!
Tandis que l’on parle des déodorants d’intérieur, habituellement munis de pulvérisateurs d’aérosols, sachez que selon une étude émanant de la publication New Scientist (en 1999), dans les foyers où ces produits sont régulièrement utilisés (même en petite quantité), les mères de familles ont éprouvé 25% plus de maux de tête et 19% ont souffert de dépression. Qui plus est, les enfants de moins de six (6) mois ont souffert de 30% de plus de maux d’oreilles et de 22% de plus de diarrhée.
Il y a de quoi faire réfléchir, non?
Les produits de nettoyage doivent faire l’objet d’une gestion bien particulière puisqu’en l’an 2000, par exemple, ils étaient la cause de 10% de toutes les expositions toxiques rapportées aux centres anti-poisons des États-Unis. Pire, sur les 206,000 appels, plus de la moitié concernaient des enfants de 6 ans.
Parmi les produits ménagers les plus dangereux pour la santé, on note les nettoyants corrosifs pour la tuyauterie, les nettoyants de four, les nettoyants acides pour les cuvettes et en général, tout ce qui contient du chlore et de l’ammoniac qui, d’ailleurs, ne devraient JAMAIS être mélangés.
Puisque vous n’avez aucun intérêt à transformer votre maison en lieu de rangement pour produits toxiques, vous devez apprendre à identifier des alternatives plus vertes. L’étiquetage canadien des produits d’entretien n’a pas encore de certification « bio » mais ça finira par arriver et dès lors, vos choix de consommation seront grandement simplifiés.
D’ici là, explorez les vertus du vinaigre blanc, du bicarbonate de soude, de l’eau chaude, du savon (pur), des produits sans parfums ajoutés et du jus de citron (qui brise les graisses).
Demeurez vigilants face aux campagnes publicitaires « vertes » des grands manufacturiers qui vendent souvent le même produit (toxique) qu’avant dans un contenant vert! C’est bête mais bon, il semble que leur publicité fonctionne alors il faut continuer à prévenir les consommateurs et les inciter à bien lire (et comprendre) les étiquettes apposées sur ces produits.
Une fois le grand ménage de vos armoires de rangement de produits ménagers terminé, n’oubliez pas d’ouvrir vos fenêtres, le temps d’aérer votre maison!
Il y va de votre santé…


