Les basses fréquences et le voisinage
Si vous habitez une demeure où vos voisins partagent des murs mitoyens, par exemple dans une maison de ville, un condominium ou un appartement, vous êtes susceptibles de devoir endurer les sons à basses fréquences qui passent plus aisément au travers des murs… même lorsqu’ils sont en béton!
La puissance démesurée des plus récents ensembles de cinéma maison, par exemple, dépasse largement ce qui est nécessaire pour apprécier un film dans son salon de sorte qu’à mesure que le volume augmente, les voisins deviennent graduellement plus susceptibles d’être incommodés par les basses fréquences ainsi que les pointes sonores.
Le son peut provenir d’un système audio muni d’un caisson de graves qui émet un flot ininterrompu de basses fréquences qui voyagent plus facilement d’un logement à l’autre.
Dans un contexte multi-résidentiel, les basses fréquences deviennent rapidement une nuisance publique qui cause à tous ceux qui les subissent des maux allant de l’inconfort à de graves problèmes de santé. L’oreille humaine n’a aucune défense naturelle contre les sons trop forts, d’où les conséquences sur la santé des victimes de ces agressions auditives.
Il faut savoir que le son se propage dans l’air à une vitesse de 340 mètres par seconde et qu’il entre dans notre oreille par le pavillon (il sert, en quelque sorte, d’entonnoir à bruits), puis le son passe par le conduit auditif pour atteindre le tympan qui se met à vibrer. De l’autre côté du tympan, ces vibrations sont transmises par les osselets (à savoir le marteau, l’enclume et l’étrier) jusqu’au limaçon qui est situé dans l’oreille interne. Le limaçon contient 30 000 cellules ciliées dont les cils vibrent en fonction de l’intensité et de la fréquence du son. Ces précieuses cellules ne se reconstituent pas si elles viennent à mourir. Si les sons sont supérieurs à 90 décibels, les cils commencent à se détériorer. Plus l’exposition est longue et répétée, plus les dommages deviennent importants.
Ainsi, lorsque la santé de l’oreille est compromise, elle ne se régénère plus jamais.
Bien qu’il existera toujours des individus insouciants, irrespectueux, sans gêne ou mal informés pour prétendre que « bah! la musique forte, y’a rien là », il n’en demeure pas moins que les nuisances sur le voisinage sont aussi réelles que les ondes de basse fréquence.
Parmi les conséquences directes des sons trop forts qui voyagent chez les voisins, notons des difficultés de concentration, de compréhension de la parole, de stress, de maux de tête, de fatigue auditive, de nervosité, d’impatience, d’irritabilité mais aussi d’augmentation de la pression artérielle, d’accélération des battements du cœur, une digestion difficile et des tensions musculaires.
D’un point de vue de santé publique, qu’importe l’angle sous lequel on aborde la question, le son amplifié au-delà d’un certain point est carrément nocif et peut entrainer des conséquences immédiates -et- cumulatives, chez les victimes.
Côté prévention, l’idéal est de baisser le bruit autant que possible, porter des protections auditives individuelles (bien que ce soit fort contraignant et largement inefficaces pour contrer les basses fréquences) et informer ses voisins sur les méfaits du bruit — pour eux et pour tous ceux qui doivent les subir, bien malgré eux.
Gardez aussi à l’esprit que les enfants, surtout ceux qui ont fait des otites en bas âge, sont beaucoup plus sensibles aux bruits et que les basses fréquences de la chaine stéréo du voisin insouciant peuvent gravement affecter son développement, d’où l’importance d’appliquer une politique de tolérance zéro envers la pollution auditive.
Respirez mieux dans votre demeure
Saviez-vous que les niveaux de polluants de l’air intérieur de votre demeure peuvent être de deux (2) à cent (100) fois plus élevés qu’à l’extérieur (selon l’EPA)?
Cette situation est évidemment exacerbée par nos hivers rigoureux où il n’y a pas beaucoup d’occasions d’ouvrir les fenêtre pour faire aérer la maison.
L’inquiétante pollution dans nos maisons provient habituellement des composés organiques volatils (COVs, pour les habitués) qui s’évaporent, insidieusement, des produits de nettoyage, de soins personnels et de décoration.
Dans une demeure où l’aération est insuffisante, les COVs sont à blâmer, entre autres choses, pour de multiples problèmes de la peau, des yeux et du système respiratoire. Il va sans dire que les COVs nuisent aussi à l’environnement, en général.
Prenez l’exemple de la ménagère impatiente de changer l’odeur de sa maison et qui se promène de pièce en pièce avec son « poush-poush ». Et bien, cette ménagère pourtant bien intentionnée contribue à libérer des COVs toxiques, d’un bout à l’autre de la maison. Il aurait été plus avisé d’ouvrir une fenêtre mais ça, les publicitaires qui vendent les « poush-poush » n’en parleront jamais — même s’ils savent que leurs produits sont malsains!
Tandis que l’on parle des déodorants d’intérieur, habituellement munis de pulvérisateurs d’aérosols, sachez que selon une étude émanant de la publication New Scientist (en 1999), dans les foyers où ces produits sont régulièrement utilisés (même en petite quantité), les mères de familles ont éprouvé 25% plus de maux de tête et 19% ont souffert de dépression. Qui plus est, les enfants de moins de six (6) mois ont souffert de 30% de plus de maux d’oreilles et de 22% de plus de diarrhée.
Il y a de quoi faire réfléchir, non?
Les produits de nettoyage doivent faire l’objet d’une gestion bien particulière puisqu’en l’an 2000, par exemple, ils étaient la cause de 10% de toutes les expositions toxiques rapportées aux centres anti-poisons des États-Unis. Pire, sur les 206,000 appels, plus de la moitié concernaient des enfants de 6 ans.
Parmi les produits ménagers les plus dangereux pour la santé, on note les nettoyants corrosifs pour la tuyauterie, les nettoyants de four, les nettoyants acides pour les cuvettes et en général, tout ce qui contient du chlore et de l’ammoniac qui, d’ailleurs, ne devraient JAMAIS être mélangés.
Puisque vous n’avez aucun intérêt à transformer votre maison en lieu de rangement pour produits toxiques, vous devez apprendre à identifier des alternatives plus vertes. L’étiquetage canadien des produits d’entretien n’a pas encore de certification « bio » mais ça finira par arriver et dès lors, vos choix de consommation seront grandement simplifiés.
D’ici là, explorez les vertus du vinaigre blanc, du bicarbonate de soude, de l’eau chaude, du savon (pur), des produits sans parfums ajoutés et du jus de citron (qui brise les graisses).
Demeurez vigilants face aux campagnes publicitaires « vertes » des grands manufacturiers qui vendent souvent le même produit (toxique) qu’avant dans un contenant vert! C’est bête mais bon, il semble que leur publicité fonctionne alors il faut continuer à prévenir les consommateurs et les inciter à bien lire (et comprendre) les étiquettes apposées sur ces produits.
Une fois le grand ménage de vos armoires de rangement de produits ménagers terminé, n’oubliez pas d’ouvrir vos fenêtres, le temps d’aérer votre maison!
Il y va de votre santé…
Bien dans sa maison, bien dans sa peau!
Qu’il fait bon vivre dans une maison bien tenue qui favorise, de surcroît, notre santé.
Le blogue MaMaisonSante.com souhaite mettre en lumière les différentes façons de faire de son chez-soi un milieu de vie véritablement agréable.
En unissant les thèmes « maison » et « santé », nous entendons multiplier les liens entre une maison saine et de bonnes habitudes de vie.
Avec la montée en force du coccooning, nos maisons deviennent sans cesse plus importantes dans nos vies. Pour les travailleurs à domicile, la maison se transforme même en bureau!
Soignez votre milieu de vie en même temps que votre santé pour des résultats étonnants.


