Archive for avril, 2008
Des milliers de substances toxiques… dans votre maison!
Chaque jour, sans même s’en douter, les Québécois se font empoisonner, petit à petit, par les objets faisant partie de leur quotidien et ce, à l’intérieur même de leur domicile!
Qui penserait que la poêle utilisée pour faire frire les œufs, le canapé ou le lit où ils passent beaucoup de temps, dans l’eau embouteillée ou les produits de beauté qu’ils utilisent se trouvent des substances chimiques non règlementées qui s’accumulent et altèrent leur santé?
Les Québécois ne se doutent vraiment pas des dangers qu’ils courent à utiliser des produits pourtant vendus dans les pharmacies, les épiceries ainsi que les quincailleries, des fournisseurs en qui les consommateurs placent aveuglément leur santé… et leur vie.
Récemment, la découverte de bisphénol A dans les biberons pour bébé a causé une onde de choc dans la population -et- couplé au fait qu’on venait de se faire confirmer que les jouets fabriqués en Chine contenaient du plomb (un produit nocif pour les enfants), la confiance des consommateurs a été ébranlée.
Si vous faites partie de ceux qui veulent combattre la toxicité qui nous envahit,le livre de Marc Geet Éthier nommé Zéro Toxique devrait vous intéresser. Voici d’ailleurs quelques extraits fort instructifs:
- Les vapeurs qui se dégagent du téflon chauffé sont fatales pour les oiseaux et nocives pour les humains;
- Le revêtement intérieur des sachets de maïs soufflé pour micro-ondes contient du PCF (composés polyfluorés) pour éviter que le gras le traverse ce qui fait que le sachet transmet beaucoup d’antiadhésif à l’aliment;
- La majorité des produits pour la peau contiennent des nanoparticules et il faut savoir que l’innocuité de ces produits n’a jamais été établie;
- Les phtalates, contenus dans les produits de beauté et de soins corporels, sont reliés à la féminisation des bébés masculins;
- Les matelas et les canapés contiennent souvent des retardateurs de flammes polybromés qui causent des dommages cérébraux permanents aux animaux;
- Certaines bouteilles d’eau en plastique (numéros 3 et 7, sous la bouteille) sont en polyucarbonate et laisseraient s’écouler dans l’eau du bisphénol A (BPA), une substance qui comporte plusieurs risques pour la santé;
- Les protections pour tissus et tapis peuvent causer le cancer et entraîner des dérèglements hormonaux;
- Le bois vernis ACC a été commercialisé pendant plus de 20 ans avant que la recherche ne démontre qu’il laissait suinter de l’arsenic — il est désormais interdit;
- Les aliments les plus contaminés par les pesticides sont la pêche, la pomme, le poivron et le céleri (d’où l’importance d’acheter « bio » et de bien laver ses aliments avant de les consommer);
- Certaines charcutries contiennent des nitrites pour en conserver la couleur rosée, ce qui accroît le risque de cancer.
Les intoxications dont il est question, dans notre quotidien, ne nous mènent pas toutes à l’urgence -mais- il s’agit d’empoisonnements pernicieux, insidieux et cumulatifs qui finit par nous nuire, d’où l’importance de tenter de s’en protéger.
Sans grande surprise, les enfants sont les cibles les plus vulnérables face au tsunami de poisons qui entrent dans nos maisons via les produits de consommation. On serait en droit de s’attendre que les organismes de règlementation ainsi que les agences de protection des consommateurs soient plus pro-actifs à nous défendre mais dans les faits, ces tiers semblent dépassés.
Parmi les actions concrètes à entreprendre dès maintenant, (1) assurer une bonne circulation d’air frais dans la maison, (2) ranger les produits les plus toxiques dans un endroit aussi hermétique que possible (pour mieux isoler les émanations continuelles) et (3) cesser de se faire empoisonner par les OGM en achetant autant de produits « bio » que possible (idéalement produits dans une ferme des environs).
Les basses fréquences et le voisinage
Si vous habitez une demeure où vos voisins partagent des murs mitoyens, par exemple dans une maison de ville, un condominium ou un appartement, vous êtes susceptibles de devoir endurer les sons à basses fréquences qui passent plus aisément au travers des murs… même lorsqu’ils sont en béton!
La puissance démesurée des plus récents ensembles de cinéma maison, par exemple, dépasse largement ce qui est nécessaire pour apprécier un film dans son salon de sorte qu’à mesure que le volume augmente, les voisins deviennent graduellement plus susceptibles d’être incommodés par les basses fréquences ainsi que les pointes sonores.
Le son peut provenir d’un système audio muni d’un caisson de graves qui émet un flot ininterrompu de basses fréquences qui voyagent plus facilement d’un logement à l’autre.
Dans un contexte multi-résidentiel, les basses fréquences deviennent rapidement une nuisance publique qui cause à tous ceux qui les subissent des maux allant de l’inconfort à de graves problèmes de santé. L’oreille humaine n’a aucune défense naturelle contre les sons trop forts, d’où les conséquences sur la santé des victimes de ces agressions auditives.
Il faut savoir que le son se propage dans l’air à une vitesse de 340 mètres par seconde et qu’il entre dans notre oreille par le pavillon (il sert, en quelque sorte, d’entonnoir à bruits), puis le son passe par le conduit auditif pour atteindre le tympan qui se met à vibrer. De l’autre côté du tympan, ces vibrations sont transmises par les osselets (à savoir le marteau, l’enclume et l’étrier) jusqu’au limaçon qui est situé dans l’oreille interne. Le limaçon contient 30 000 cellules ciliées dont les cils vibrent en fonction de l’intensité et de la fréquence du son. Ces précieuses cellules ne se reconstituent pas si elles viennent à mourir. Si les sons sont supérieurs à 90 décibels, les cils commencent à se détériorer. Plus l’exposition est longue et répétée, plus les dommages deviennent importants.
Ainsi, lorsque la santé de l’oreille est compromise, elle ne se régénère plus jamais.
Bien qu’il existera toujours des individus insouciants, irrespectueux, sans gêne ou mal informés pour prétendre que « bah! la musique forte, y’a rien là », il n’en demeure pas moins que les nuisances sur le voisinage sont aussi réelles que les ondes de basse fréquence.
Parmi les conséquences directes des sons trop forts qui voyagent chez les voisins, notons des difficultés de concentration, de compréhension de la parole, de stress, de maux de tête, de fatigue auditive, de nervosité, d’impatience, d’irritabilité mais aussi d’augmentation de la pression artérielle, d’accélération des battements du cœur, une digestion difficile et des tensions musculaires.
D’un point de vue de santé publique, qu’importe l’angle sous lequel on aborde la question, le son amplifié au-delà d’un certain point est carrément nocif et peut entrainer des conséquences immédiates -et- cumulatives, chez les victimes.
Côté prévention, l’idéal est de baisser le bruit autant que possible, porter des protections auditives individuelles (bien que ce soit fort contraignant et largement inefficaces pour contrer les basses fréquences) et informer ses voisins sur les méfaits du bruit — pour eux et pour tous ceux qui doivent les subir, bien malgré eux.
Gardez aussi à l’esprit que les enfants, surtout ceux qui ont fait des otites en bas âge, sont beaucoup plus sensibles aux bruits et que les basses fréquences de la chaine stéréo du voisin insouciant peuvent gravement affecter son développement, d’où l’importance d’appliquer une politique de tolérance zéro envers la pollution auditive.


